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Le W3C, c’est quoi ?

En 1994, un organisme de standardisation, le W3C (The World Wide Web Consortium) , met en œuvre des normes Web. Depuis, les fabricants de navigateurs, à commencer par Microsoft, Netscape et Opera, font à présent preuve d’une volonté commune pour respecter ces normes, mettant fin à ces contraintes coûteuses pesant sur les développeurs tout en laissant la place à de nouveaux avantages.

Pour l’avenir du Web !

L’avènement de XML, les Web services, l’apparition de nouveaux terminaux d’Accès au Web (PDA, téléphones mobiles, etc), le Web sémantique sont autant de micro révolutions qui promettent de nouveaux usages. Mais tout cela ne sera rendu possible que si les fondations du Web sont solides. Après un démarrage chaotique, voire anarchique du Web, les normes du W3C autorisent désormais une vision à long terme de son développement.

Pour une portabilité certifiée

Il y a deux ans à peine, la presque totalité des utilisateurs d’Internet se servaient d’un ordinateur portable ou de bureau pour naviguer le Web. Nous assistons aujourd’hui à une ouverture sans précédent sur de nouveaux types de terminaux d’accès tels qu’assistants numériques et téléphones mobiles. Attendons-nous à voir un recul de l’ordinateur comme moyen d’accès au Web, au profit de nouvelles technologies plus mobiles ou plus adaptées aux besoins des utilisateurs. Les sites actuels étant encore majoritairement codés à l’ancienne, très peu s’affichent convenablement dans toutes ces plates-formes.

En construisant des documents Web selon les standards du W3C , le développeur obtient la garantie que tous les navigateurs conçus selon les normes de l’industrie afficheront de manière équivalente son travail.

Pour un accès universel aux contenus

La presque totalité des sites Web actuels n’est accessible qu’au moyen de navigateurs graphiques traditionnels, empêchant ainsi leur accès aux personnes atteintes d’un handicap physique, moteur ou neurophysiologique.

Le HTML des années 90 ne prévoyait pas le support de synthétiseurs vocaux ou de plages Braille. Mais ce n’est plus le cas de nos jours. Les normes du W3C intègrent ces considérations dans les standards et facilitent grandement la création de sites universellement accessibles. Notons que les gouvernements anglais et américains obligent d’ors et déjà leurs administrations à produire des sites Web accessibles, et que la tendance semble s’amorcer dans plusieurs autres pays, tels que la France et le Canada.

Pour la production de contenu Web à moindre coût

Lors de la création de nouveaux sites Web, la séparation du contenu structuré et de sa présentation est une aubaine incroyable. En effet, il est maintenant possible de créer des CSS qui s’appliqueront globalement à un ou plusieurs documents, permettant ainsi de changer radicalement l’apparence entière d’un site en quelques minutes à peine, en modifiant tout simplement la feuille de style qui y est associée. Un tel exploit de flexibilité est impossible pour les sites Web construits à l’ancienne, fusionnant sans vergogne contenu et présentation. De tels sites nécessitent un long et coûteux travail de modification de chaque page pour réaliser ce genre d’opération.

Pour tirer profit de la technologie XML

XML est le vecteur par lequel le W3C compte réaliser le plein potentiel du Web. Pour parvenir à concevoir des applications capables de tirer avantage des apports du Web sémantique, tout en préservant les aspects d’accessibilité et de portabilité, il est nécessaire d’emprunter la voie de la normalisation et de commencer à coder les documents selon la syntaxe XML. Pour y parvenir, le chemin le plus facile demeure encore de convertir son HTML en XHTML valide. Puisque la syntaxe de XML sera la norme sur laquelle cette seconde génération de Web se construira, tous les documents conformes aux normes de XHTML seront dès lors compatibles avec XML, ce qui garantit leur pérennité.

Pour un contrôle qualité optimisé du travail fourni par les prestataires

Pour s’assurer que des documents Web sont conformes aux standards du W3C , il suffit de leur faire passer un test de validation auprès de l’outil du Consortium prévu à cet effet. Le recours au validateur, en plus d’être très formateur, permet aux développeurs de garantir la cohérence et la qualité de leur code, tout en assurant la stabilité et la simplification de sa maintenance.

Pour une réduction considérable du volume des documents

L’utilisation des standards du W3C (particulièrement les normes XHTML et CSS) permet une réduction substantielle du poids des documents Web en éliminant les redondances dans le code et en minimisant le HTML nécessaire à sa structuration. Les tests confirment que le recours aux feuilles de style pour la présentation d’un document Web, de préférence aux éléments HTML dépréciés, réduisait le poids total du documentdans un ratio allant de 25% à 50%. Une telle économie est significative, non seulement pour l’utilisateur qui attend moins longtemps pour le téléchargement des pages, mais aussi pour le propriétaire du site en question qui voit les coûts reliés à l’utilisation de la bande passante considérablement réduits.

Pour un référencement plus efficace dans les moteurs de recherche

Au niveau de l’indexation des documents Web, le fait de les avoir codés de manière à les rendre conformes aux standards du W3C leur garantit de meilleurs résultats de classement et de reconnaissance, d’où une visibilité accrue dans les moteurs de recherche. Les documents conformes aux standards sont non seulement indexés plus précisément dans les registres grâce à leur structure informationnelle plus logique, mais sont également plus susceptibles de répondre aux attentes des moteurs de recherche, ce qui en favorise l’accessibilité et l’évaluation au moment des prises en charge de classification. En effet, il est beaucoup plus facile pour un algorithme d’indexation de reconnaître un document répondant aux normes qu’un autre qui ne respecte aucune logique de structure.

Conclusion

Que ce soit à l’occasion de la refonte d’un site ou de la création d’un nouveau service ou module, le recours aux standards permettra de conjuguer les contraintes de tous types rencontrées lors d’une production. L’utilisation du XHTML et des CSS (doublées au besoin, d’ECMAScript associé au DOM) est l’occasion idéale pour les développeurs Web d’aborder les standards en douceur, en capitalisant leurs connaissances du HTML et en contribuant à élargir leur audience (tous les navigateurs modernes, sur toutes les plates-formes). La perspective de concevoir à moindre coût des projets Web plus performants qui contribuent à consolider les fondations du Web ne vaut-elle pas à elle seule cet effort ? Suivre les standards établis par le W3C est la seule façon de se prévaloir d’un Web plus stable et plus solide, où les applications dont on ne peut encore que rêver aujourd’hui seront converties en autant de réalités de demain.

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